Les principes d'un banquier privé gérant vingt-sept familles
Six règles d'allocation que j'applique pour trois générations
Grégoire Vasseur accompagne vingt-sept familles depuis douze ans en moyenne. Il a construit sa méthode après avoir vu une succession mal préparée diviser une famille et coûter 340 000 euros en frais de règlement.
Jamais plus de 25% sur un horizon inférieur à cinq ans
Une cliente de 58 ans voulait placer 400 000 euros d'une vente immobilière. Elle prévoyait d'acheter une résidence secondaire dans trois ans maximum. Grégoire a bloqué 280 000 euros sur des placements monétaires et obligations courtes, malgré un marché actions attractif. La partie restante pouvait accepter de la volatilité.
Segmenter par objectif et non par produit
Un entrepreneur avait réparti son patrimoine entre assurance-vie, PEA et compte-titres selon les avantages fiscaux. Grégoire a redessiné l'allocation autour de quatre objectifs : revenu complémentaire dans huit ans, transmission aux enfants, financement des études des petits-enfants, et liquidité d'urgence. Chaque enveloppe a ensuite été optimisée fiscalement, mais l'objectif restait le critère primaire.
Prévoir explicitement les points de décision futurs
Un couple de 63 ans investissait 500 000 euros. Grégoire a documenté précisément les moments où ils réévalueraient : départ en retraite dans vingt mois, vente possible de leur entreprise dans trois à quatre ans, donation programmée au 70e anniversaire. Chaque échéance définissait un moment de réallocation potentielle, évitant les décisions émotionnelles entre-temps.
Toujours maintenir six mois de dépenses accessibles
Un cadre supérieur voulait placer toute sa prime de 85 000 euros. Grégoire a calculé ses charges mensuelles incompressibles : 6 200 euros. Il a imposé de garder 37 000 euros sur un livret avant d'investir le reste, même si cela réduisait le rendement potentiel global.